lundi 5 septembre 2011

Jean-Michel: Ma rencontre avec Christ

Je m'appelle Jean-Michel. Je suis né dans une famille hétérogène. Ma mère était une de ces nombreuses croyantes déçues du catholicisme. Mon père athée convaincu et anticlérical ne serait entré dans une église que pour y entasser les chaises et y mettre le feu.
Ces “petites” divergences d'opinions mises à part, mes parents s'adoraient. Cet amour réciproque leur a permis de surmonter le rejet de leurs deux familles, et les difficultés financières.

Mon père, qui était manoeuvre dans une fonderie, élevait des poules et faisait du jardinage après le travail. Ma mère s'occupait de la maison, des conserves, de la couture. Chacun apportant au foyer ce qu'il pouvait, je n'ai jamais perçu les difficultés de notre vie. Il est vrai que dans ces années cinquante, il y avait peu de publicité, comme nous la connaissons maintenant, et donc, peu de tentations à acheter des objets dont on n'avait pas l'usage quotidien.

Jusqu'à l'âge de dix ans, je n'avais jamais entendu parler de Dieu. J'ignorais même qu'il puisse exister. Ce mot n'était utilisé que par mon père, sous forme de juron, auquel ma mère répondait toujours d'un air navré : “Germain, pas ça, s'il te plaît”.

Puis, un jour, l'atmosphère a brusquement changé. Ma mère est retournée à la messe, et m'a inscrit au catéchisme. J'ai alors découvert, émerveillé, qu'il existait un Dieu, tout puissant, créateur de l'univers. Le peu qu'on m'a alors enseigné du Père et de son Fils a bousculé ma vie d'enfant de douze ou treize ans. Vraiment un tel Dieu méritait qu'on lui consacre sa vie.
C'est ainsi que je suis devenu un enfant de choeur, et que le projet de venir prêtre est né en moi. Mais à l'âge où l'appétit sexuel s'éveille, la question du célibat des prêtres s'est imposée à moi et m'a conduit à chercher, dans les Ecritures, ce qu'il en était exactement. J'ai alors découvert le conseil de l'apôtre Paul aux habitants de Corinthe : “Je pense qu'il est bon pour l'homme de ne pas toucher de femme. Toutefois à cause des occasions d'inconduite, que chacun ait sa femme et que chaque femme ait son mari”. (I Cor 7:1/2). Ce conseil m'est apparu tellement judicieux que je me suis marié jeune (21 ans à peine) et que je savoure chaque jour le bonheur d'un mariage dans le Seigneur.

Plusieurs années ont passé. Rien de spécial ne s'est passé dans ma vie. Je veux dire par là que ma vie de tous les jours, ponctuée par des actes religieux effectués avec sérieux, n'a pas été modifiée en profondeur. A part, peut-être, un sentiment de grande fierté que j'éprouvais lorsque je servais la messe à la cathédrale. Pour le reste, j'étais toujours le même. Mes défauts n'avaient pas diminué. Une timidité maladive a même fait son apparition. Elle est devenue tellement puissante que la terre se dérobait bien souvent sous mes pieds. Elle me rendait tellement malade que plus d'une fois, je dus me coucher plusieurs heures pour retrouver mon calme. Comme pour faire écho à cette timidité excessive, une grande violence sortait de moi lorsque j'étais excédé. J'étais alors capable de me déchaîner. Je crois que j'aurais pu aller jusqu'à tuer.

Ma mère, quant à elle, essayait sincèrement de vivre sa vie chrétienne. Elle se montrait patiente avec mon caractère difficile, aussi bien qu'avec les jurons de mon père ou ses excès de table. Mais sa caractéristique principale était l'inquiétude. Quelques minutes de retard au retour de l'école, et je la trouvais en larmes, blanche comme un linge.
Un jour, sa vie a basculé, sans que je puisse savoir pourquoi. J'ai remarqué que son visage était plus serein, sa voix plus douce, sa patience plus grande. Surtout, son inquiétude a été transformée en une sérénité tout à fait inexplicable. Curieusement, elle a cessé de fréquenter la messe, mais disparaissait le dimanche matin. Il faut croire que ma propre foi n'était pas très assurée, car à partir de ce moment là, j'ai fréquemment accompagné mon père à la pèche au lieu d'aller servir la messe. C'est également à cette époque que mon frère aîné m'a appris à fumer.

Lors d'une discussion avec ma mère à ce sujet, elle me raconta, les larmes aux yeux, qu'elle avait rencontré Jésus. Il l'avait libérée de l'inquiétude. Elle m'incita à le rechercher, car Il est toujours vivant, plein d'amour, et Il désire rendre libre et heureux tous ceux qui veulent s'approcher de Lui. Ma réaction fut assez violente. Je tournais en dérision tout ce qu'elle me disait. Curieusement, alors que je me vantais d'avoir l'esprit ouvert à toutes les religions, j'étais complètement fermé à toutes ses tentatives pour me faire connaître ce qu'elle vivait.
Il lui fallut beaucoup de persévérance, voire de ténacité, pour m'attirer à une réunion d'évangélisation, un vendredi soir. Assis sur ma chaise, l'air boudeur, je ruminais mon amertume de m'être laissé piéger, en attendant que la réunion commence. Cependant, j'ai immédiatement réalisé que l'atmosphère était très différente que celle qui régnait dans les offices auxquels j'avais l'habitude d'assister. Les gens avaient l'air heureux de se voir. Ils s'embrassaient, parfois même bruyamment. Cela me paraissait très étrange, beaucoup plus proche d'une réunion entre copains que d'un office religieux.

J'étais donc dans cet état d'esprit lorsqu'un homme en civil invita l'assemblée à s'asseoir, et à chanter. J'ai toujours aimé chanter. Alors je me suis assez facilement laissé entraîner à suivre ces petites mélodies entraînantes qui portaient des paroles simples parlant de Jésus. Un de ces petits choeurs proclamait sur un air joyeux “Oui, nous marchons tout joyeux vers les cieux …”

Puis, l'officiant a demandé à quelqu'un de prier. Une voix d'homme s'est faite entendre dans l'auditoire. J'étais stupéfait. Visiblement, cette prière n'était pas une prière récitée, comme j'en connaissais, mais sortait spontanément, avec des mots ordinaires, du coeur d'un homme dans la foule.

Les choses ont commencé alors à se compliquer singulièrement. Lorsque, de nouveau, des chants ont retenti, j'ai été comme saisi par une puissance inconnue qui me clouait sur ma chaise. Puis un homme, dont je ne garde aucun souvenir précis, a parlé de je ne sais quoi. Combien de temps cela a-t-il duré ? aucune idée. J'étais immobile, comme figé hors du temps, pénétré par une sensation d'amour qui m'arrachait d'abondantes larmes. J'ai, pendant ce temps, réalisé que j'étais un pécheur, malgré la haute estime que j'avais de moi-même. J'ai compris combien mes péchés attristaient Dieu. J'ai ressenti dans tout mon être, que Jésus, dans son amour, me pardonnait, sans me faire de reproche. J'ai pris conscience de cet amour infini qu'Il éprouve pour moi et pour chacun des hommes. Je réalisais que son seul souhait était que je lui confie ma vie. Cet amour m'a envahi d'une façon si puissante que je tremblais de tous mes membres et ne pouvais arrêter mes larmes de couler.

Ce n'est que le froid de la nuit, les bruits de la rue, les véhicules passant à côté de moi, qui me firent revenir dans le temps présent. J'avais, sans aucun doute, vécu un moment d'éternité, car je n'avais aucune notion du temps qui s'était écoulé. En tout cas, j'étais devenu quelqu'un d'autre. L'amour de Jésus pour moi avait complètement bouleversé ma vie. Je savais que je ne pourrais plus jamais vivre comme je l'avais fait jusqu'à présent.

Après m'être couché, ce soir là, j'ai repensé à ce que l'on m'avait appris au catéchisme. Il s'est alors passé en moi quelque chose d'étrange. C'était comme si Dieu répondait lui-même à mes questions. Mais alors, Marie, le purgatoire, la confession, l'eucharistie, la prière pour les morts…??

Lorsque je me suis réveillé le lendemain matin (j'allais à l'école le samedi), je savais, avec une certitude absolue, ce que la Bible enseigne sur ces sujets. Tout était clair, précis, net. Cela ne souffrait aucune discussion, même si cela ne correspondait pas avec ce que j'avais appris.
Sur le chemin de l'école, j'ai machinalement cherché mon paquet de cigarettes. J'en ai sorti une, l'ai portée à ma bouche. Mais au moment de l'allumer, une question a bondi avec force dans ma tête : “Es-tu sûr de vouloir être esclave du tabac toute ta vie ?”. Sans réfléchir, j'ai jeté immédiatement cigarettes et briquet. Je n'ai plus jamais été asservi au tabac. Cette liberté dure toujours, car Dieu nous affranchit réellement.

Quelques mois plus tard, ma vie de tous les jours avait déjà réellement changé. Je n'étais plus le même. Moins timide, plus calme, plus patient. On m'avait prêté un petit fascicule de la série “Vérités à connaître”, écrit par le pasteur Clément Lecossec, sur le baptême du Saint Esprit. Je croyais déjà à sa puissance, car je l'avais expérimentée. Ce jour là, tout simplement, alors que je répandais mon coeur devant Dieu, le Saint Esprit a rempli ma bouche d'un langage que je ne connaissais pas. Un flot de paroles sortait de mes lèvres, alors que des larmes coulaient de mes yeux et que l'amour de Jésus emplissait mon coeur.
Cher ami, plus de trente cinq ans sont passés depuis cette période. Pas une seule fois, je n'ai regretté d'avoir donné mon coeur à Jésus. Dans la joie, dans la tristesse, dans le deuil, sa présence est en moi et son amour me remplit. Je ne suis cependant pas extraordinaire. Des milliers font chaque jour cette rencontre qui bouleverse leur vie.

Qui que vous soyez. Quels que soient votre âge et votre condition sociale. Quels que soient vos besoins, Jésus, le Christ, le vivant, est prêt à vous rencontrer, si vous le souhaitez. Il a tout accompli sur la croix du calvaire pour que vos fautes passées soient pardonnées. Il a suffisamment d'amour pour vous en réserve pour inonder votre vie jusqu'à la fin. Une seule chose est nécessaire maintenant. Trouvez un endroit tranquille, fermez les yeux et dites à haute voix et de tout votre coeur : “Seigneur Jésus, je crois que tu es le fils de Dieu. Je crois que tu es mort pour le salut de chaque homme, et donc pour le mien. Je décide maintenant d'accepter ce sacrifice pour moi. Je te confie ma vie. A partir d'aujourd'hui je veux t'obéir et jouir de ta parfaite liberté, dans tous les domaines. Aujourd'hui, je proclame que tu es mon sauveur et mon seigneur”.

Il ne vous reste plus qu'à chercher l'adresse d'une église évangélique, quelle que soit sa dénomination, pour partager votre toute nouvelle vie. Il est certain que vous y serez bien reçu, par des gens ordinaires, qui ont fait, à peu de choses prêt, la même expérience que vous et moi. Ils vous aideront à progresser dans la foi en Jésus, à recevoir la pleinitude du Saint Esprit en vous. Cela vous permettra de traverser les bons comme les mauvais moments.
Que Dieu vous bénisse.

Site : jmroger.unblog.fr/ma-rencontre-avec-jesus/

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