Je
m'appelle Jean-Michel. Je suis né dans une famille hétérogène. Ma mère
était une de ces nombreuses croyantes déçues du catholicisme. Mon père
athée convaincu et anticlérical ne serait entré dans une église que pour
y entasser les chaises et y mettre le feu.
Ces
“petites” divergences d'opinions mises à part, mes parents s'adoraient.
Cet amour réciproque leur a permis de surmonter le rejet de leurs deux
familles, et les difficultés financières.
Mon
père, qui était manoeuvre dans une fonderie, élevait des poules et
faisait du jardinage après le travail. Ma mère s'occupait de la maison,
des conserves, de la couture. Chacun apportant au foyer ce qu'il
pouvait, je n'ai jamais perçu les difficultés de notre vie. Il est vrai
que dans ces années cinquante, il y avait peu de publicité, comme nous
la connaissons maintenant, et donc, peu de tentations à acheter des
objets dont on n'avait pas l'usage quotidien.
Jusqu'à
l'âge de dix ans, je n'avais jamais entendu parler de Dieu. J'ignorais
même qu'il puisse exister. Ce mot n'était utilisé que par mon père, sous
forme de juron, auquel ma mère répondait toujours d'un air navré :
“Germain, pas ça, s'il te plaît”.
Puis,
un jour, l'atmosphère a brusquement changé. Ma mère est retournée à la
messe, et m'a inscrit au catéchisme. J'ai alors découvert, émerveillé,
qu'il existait un Dieu, tout puissant, créateur de l'univers. Le peu
qu'on m'a alors enseigné du Père et de son Fils a bousculé ma vie
d'enfant de douze ou treize ans. Vraiment un tel Dieu méritait qu'on lui
consacre sa vie.
C'est
ainsi que je suis devenu un enfant de choeur, et que le projet de venir
prêtre est né en moi. Mais à l'âge où l'appétit sexuel s'éveille, la
question du célibat des prêtres s'est imposée à moi et m'a conduit à
chercher, dans les Ecritures, ce qu'il en était exactement. J'ai alors
découvert le conseil de l'apôtre Paul aux habitants de Corinthe : “Je
pense qu'il est bon pour l'homme de ne pas toucher de femme. Toutefois à
cause des occasions d'inconduite, que chacun ait sa femme et que chaque
femme ait son mari”. (I Cor 7:1/2). Ce conseil m'est apparu tellement
judicieux que je me suis marié jeune (21 ans à peine) et que je savoure
chaque jour le bonheur d'un mariage dans le Seigneur.
Plusieurs
années ont passé. Rien de spécial ne s'est passé dans ma vie. Je veux
dire par là que ma vie de tous les jours, ponctuée par des actes
religieux effectués avec sérieux, n'a pas été modifiée en profondeur. A
part, peut-être, un sentiment de grande fierté que j'éprouvais lorsque
je servais la messe à la cathédrale. Pour le reste, j'étais toujours le
même. Mes défauts n'avaient pas diminué. Une timidité maladive a même
fait son apparition. Elle est devenue tellement puissante que la terre
se dérobait bien souvent sous mes pieds. Elle me rendait tellement
malade que plus d'une fois, je dus me coucher plusieurs heures pour
retrouver mon calme. Comme pour faire écho à cette timidité excessive,
une grande violence sortait de moi lorsque j'étais excédé. J'étais alors
capable de me déchaîner. Je crois que j'aurais pu aller jusqu'à tuer.
Ma
mère, quant à elle, essayait sincèrement de vivre sa vie chrétienne.
Elle se montrait patiente avec mon caractère difficile, aussi bien
qu'avec les jurons de mon père ou ses excès de table. Mais sa
caractéristique principale était l'inquiétude. Quelques minutes de
retard au retour de l'école, et je la trouvais en larmes, blanche comme
un linge.
Un
jour, sa vie a basculé, sans que je puisse savoir pourquoi. J'ai
remarqué que son visage était plus serein, sa voix plus douce, sa
patience plus grande. Surtout, son inquiétude a été transformée en une
sérénité tout à fait inexplicable. Curieusement, elle a cessé de
fréquenter la messe, mais disparaissait le dimanche matin. Il faut
croire que ma propre foi n'était pas très assurée, car à partir de ce
moment là, j'ai fréquemment accompagné mon père à la pèche au lieu
d'aller servir la messe. C'est également à cette époque que mon frère
aîné m'a appris à fumer.
Lors
d'une discussion avec ma mère à ce sujet, elle me raconta, les larmes
aux yeux, qu'elle avait rencontré Jésus. Il l'avait libérée de
l'inquiétude. Elle m'incita à le rechercher, car Il est toujours vivant,
plein d'amour, et Il désire rendre libre et heureux tous ceux qui
veulent s'approcher de Lui. Ma réaction fut assez violente. Je tournais
en dérision tout ce qu'elle me disait. Curieusement, alors que je me
vantais d'avoir l'esprit ouvert à toutes les religions, j'étais
complètement fermé à toutes ses tentatives pour me faire connaître ce
qu'elle vivait.
Il
lui fallut beaucoup de persévérance, voire de ténacité, pour m'attirer à
une réunion d'évangélisation, un vendredi soir. Assis sur ma chaise,
l'air boudeur, je ruminais mon amertume de m'être laissé piéger, en
attendant que la réunion commence. Cependant, j'ai immédiatement réalisé
que l'atmosphère était très différente que celle qui régnait dans les
offices auxquels j'avais l'habitude d'assister. Les gens avaient l'air
heureux de se voir. Ils s'embrassaient, parfois même bruyamment. Cela me
paraissait très étrange, beaucoup plus proche d'une réunion entre
copains que d'un office religieux.
J'étais
donc dans cet état d'esprit lorsqu'un homme en civil invita l'assemblée
à s'asseoir, et à chanter. J'ai toujours aimé chanter. Alors je me suis
assez facilement laissé entraîner à suivre ces petites mélodies
entraînantes qui portaient des paroles simples parlant de Jésus. Un de
ces petits choeurs proclamait sur un air joyeux “Oui, nous marchons tout
joyeux vers les cieux …”
Puis,
l'officiant a demandé à quelqu'un de prier. Une voix d'homme s'est
faite entendre dans l'auditoire. J'étais stupéfait. Visiblement, cette
prière n'était pas une prière récitée, comme j'en connaissais, mais
sortait spontanément, avec des mots ordinaires, du coeur d'un homme dans
la foule.
Les
choses ont commencé alors à se compliquer singulièrement. Lorsque, de
nouveau, des chants ont retenti, j'ai été comme saisi par une puissance
inconnue qui me clouait sur ma chaise. Puis un homme, dont je ne garde
aucun souvenir précis, a parlé de je ne sais quoi. Combien de temps cela
a-t-il duré ? aucune idée. J'étais immobile, comme figé hors du temps,
pénétré par une sensation d'amour qui m'arrachait d'abondantes larmes.
J'ai, pendant ce temps, réalisé que j'étais un pécheur, malgré la haute
estime que j'avais de moi-même. J'ai compris combien mes péchés
attristaient Dieu. J'ai ressenti dans tout mon être, que Jésus, dans son
amour, me pardonnait, sans me faire de reproche. J'ai pris conscience
de cet amour infini qu'Il éprouve pour moi et pour chacun des hommes. Je
réalisais que son seul souhait était que je lui confie ma vie. Cet
amour m'a envahi d'une façon si puissante que je tremblais de tous mes
membres et ne pouvais arrêter mes larmes de couler.
Ce
n'est que le froid de la nuit, les bruits de la rue, les véhicules
passant à côté de moi, qui me firent revenir dans le temps présent.
J'avais, sans aucun doute, vécu un moment d'éternité, car je n'avais
aucune notion du temps qui s'était écoulé. En tout cas, j'étais devenu
quelqu'un d'autre. L'amour de Jésus pour moi avait complètement
bouleversé ma vie. Je savais que je ne pourrais plus jamais vivre comme
je l'avais fait jusqu'à présent.
Après
m'être couché, ce soir là, j'ai repensé à ce que l'on m'avait appris au
catéchisme. Il s'est alors passé en moi quelque chose d'étrange.
C'était comme si Dieu répondait lui-même à mes questions. Mais alors,
Marie, le purgatoire, la confession, l'eucharistie, la prière pour les
morts…??
Lorsque
je me suis réveillé le lendemain matin (j'allais à l'école le samedi),
je savais, avec une certitude absolue, ce que la Bible enseigne sur ces
sujets. Tout était clair, précis, net. Cela ne souffrait aucune
discussion, même si cela ne correspondait pas avec ce que j'avais
appris.
Sur
le chemin de l'école, j'ai machinalement cherché mon paquet de
cigarettes. J'en ai sorti une, l'ai portée à ma bouche. Mais au moment
de l'allumer, une question a bondi avec force dans ma tête : “Es-tu sûr
de vouloir être esclave du tabac toute ta vie ?”. Sans réfléchir, j'ai
jeté immédiatement cigarettes et briquet. Je n'ai plus jamais été
asservi au tabac. Cette liberté dure toujours, car Dieu nous affranchit
réellement.
Quelques
mois plus tard, ma vie de tous les jours avait déjà réellement changé.
Je n'étais plus le même. Moins timide, plus calme, plus patient. On
m'avait prêté un petit fascicule de la série “Vérités à connaître”,
écrit par le pasteur Clément Lecossec, sur le baptême du Saint Esprit.
Je croyais déjà à sa puissance, car je l'avais expérimentée. Ce jour là,
tout simplement, alors que je répandais mon coeur devant Dieu, le Saint
Esprit a rempli ma bouche d'un langage que je ne connaissais pas. Un
flot de paroles sortait de mes lèvres, alors que des larmes coulaient de
mes yeux et que l'amour de Jésus emplissait mon coeur.
Cher
ami, plus de trente cinq ans sont passés depuis cette période. Pas une
seule fois, je n'ai regretté d'avoir donné mon coeur à Jésus. Dans la
joie, dans la tristesse, dans le deuil, sa présence est en moi et son
amour me remplit. Je ne suis cependant pas extraordinaire. Des milliers
font chaque jour cette rencontre qui bouleverse leur vie.
Qui
que vous soyez. Quels que soient votre âge et votre condition sociale.
Quels que soient vos besoins, Jésus, le Christ, le vivant, est prêt à
vous rencontrer, si vous le souhaitez. Il a tout accompli sur la croix
du calvaire pour que vos fautes passées soient pardonnées. Il a
suffisamment d'amour pour vous en réserve pour inonder votre vie jusqu'à
la fin. Une seule chose est nécessaire maintenant. Trouvez un endroit
tranquille, fermez les yeux et dites à haute voix et de tout votre coeur
: “Seigneur Jésus, je crois que tu es le fils de Dieu. Je crois que tu
es mort pour le salut de chaque homme, et donc pour le mien. Je décide
maintenant d'accepter ce sacrifice pour moi. Je te confie ma vie. A
partir d'aujourd'hui je veux t'obéir et jouir de ta parfaite liberté,
dans tous les domaines. Aujourd'hui, je proclame que tu es mon sauveur
et mon seigneur”.
Il
ne vous reste plus qu'à chercher l'adresse d'une église évangélique,
quelle que soit sa dénomination, pour partager votre toute nouvelle vie.
Il est certain que vous y serez bien reçu, par des gens ordinaires, qui
ont fait, à peu de choses prêt, la même expérience que vous et moi. Ils
vous aideront à progresser dans la foi en Jésus, à recevoir la
pleinitude du Saint Esprit en vous. Cela vous permettra de traverser les
bons comme les mauvais moments.
Que Dieu vous bénisse.
Site : jmroger.unblog.fr/ma-rencontre-avec-jesus/
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